Nappe phréatique rhénane: préserver une ressource essentielle

150 milliards de m³, cinq millions de consommateurs répartis sur trois pays : la nappe phréatique du Rhin constitue une ressource essentielle. Dans un article de Savoir(s), Gwenaël Imfeld revient sur les enjeux liés à sa préservation et sur les recherches menées dans le cadre du projet européen ERMES-ii-Rhin.

 

Savoir(s) | Le quotidien de l'Université de Strasbourg
 

Les travaux présentés impliquent notamment Gabrielle Chédin, doctorante à l’ITES et en lien avec le Living Lab AQUIFER de l’ITI SWITCH. Ses recherches portent sur le devenir des pesticides dans les sols et les eaux souterraines, en s’appuyant notamment sur la modélisation du transfert de l’atrazine et de ses produits de transformation.

Cette contribution illustre le rôle des Living Labs comme interfaces entre recherche et enjeux territoriaux, autour de problématiques liées à la qualité de l’eau, à l’agriculture et à la santé.

 

« La nappe rhénane est comme une sorte d’éponge », explique Gwenaël Imfeld. Elle reflète plusieurs décennies de pratiques agricoles, avec la présence d’anciennes molécules utilisées en agriculture et de leurs remplaçantes. Cette diversité de substances constitue une signature de l’Anthropocène.

Le chercheur et ses collègues se sont notamment intéressés à l’atrazine, un pesticide largement utilisé jusqu’à son interdiction en 2003. Une étude publiée dans le Journal of Contaminant Hydrology analyse son infiltration vers la nappe à travers la zone non saturée. D’une épaisseur de plusieurs mètres, cette zone abrite de nombreux micro-organismes et constitue une interface essentielle entre la surface des sols et les eaux souterraines.

 

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